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Faire du sport, lorsqu’on est une femme

 

L'accès à la pratique sportive n'a pas toujours été une évidence concernant les femmes, mais plutôt un long chemin, semé d'embûches.

Si on en croit les récits d'autrefois, les traditions ne laissaient pas les femmes pratiquer de sports, qui étaient en fait réservés aux hommes, les plus robustes. L'homme avait donc pour responsabilité les tâches physiques, souvent à l'extérieur, tandis que la femme sortait très peu et travaillait à la maison pour élever les enfants. Cette histoire, nous la connaissons tous.

En réalité les femmes font du sport depuis l'antiquité, notamment en Grèce, où elles participaient aux jeux Héréens, qui ne comportaient qu'une seule épreuve : une course de 160mètres.

C'était les prémices du sport chez les femmes, dont l'évolution a été difficile pendant les siècles à venir, jusqu'à leur première participation aux Jeux Olympiques, en 1900. Les premiers sports représentés étaient le le tennis et le golf, et il y avait moins de 10 participantes.

Entre 1900 et 2000, de nombreux sports restent reservés aux hommes, impossible d'imaginer une femme faire du football, du rugby, de la boxe ou encore de la musculation.

Bien évidemment, ces principes ne sont basés sur rien du tout, et commencent aujourd'hui à s'estomper.

 

De nos jours...

Les sports les plus pratiqués par les femmes sont toujours les sports artistiques (danse, gymnastique, patinage,équitation) ou endurants (natation, course, randonnée).

Les idées reçues empêchent la transition vers des sports de contact, de puissance, dits plus "masculins". Les parents inscrivent leur petit garçon au foot et leur petite fille à la danse. Qu'en est-il du garçon qui veut faire de la danse ? Il ira quand même faire du foot (je caricature, quoi que...?).

Plus les années passent, plus on voit de femmes pratiquer des sports de combat, de la musculation, ou des sports collectifs comme le volley ou le handball, mais aussi le foot (+ de 45000 licenciées en France).

Ces dernières années on peut remarquer l'explosion du Crossfit (60% des licenciés sont des femmes). La diversité de mouvements (gymnastique, endurance, force, plyométrie, mobilité...) attire les femmes, qui souhaitent par dessus tout avoir un corps tonique.

 

Quelles différences par rapport aux hommes ?

Physiologiquement, la femme a moins de masse musculaire, et plus de masse adipeuse (graisses corporelles). Une masse osseuse plus petite également, notamment à cause de sa taille, qui est généralement plus petite que celle des hommes.

Les zones de stockage des graisses sont également différentes selon le sexe. Les hommes stockent plus facilement au niveau de l'abdomen ou du dos, quand les femmes vont stocker d'avantages sur les hanches, et les cuisses.

Les poumons et le coeur de la femme sont plus petits que ceux de l'homme, c'est pourquoi on ne peut pas  comparer les deux sexes, l'un contre l'autre, de base, ils n'ont pas le même équipement.

Aussi, les femmes supporteraient mieux la fatigue que les hommes, et seraient plus efficaces sur des efforts longs ou mi-long, que sur des efforts intenses et rapides.

 

Plus de gras chez la femme.

Pour préserver sa santé, la femme produit plus d'oestrogène que l'homme. Cette hormone stocke d'avantages les graisses, et ne favorise pas la masse musculaire. Quand à la testostérone, qui favorise la masse musculaire et détériore les graisses, elle en produit moins que l'homme, simplement parce que pendant l'évolution, la femme a dû stocker d'avantages de graisses pour assurer la continuité de l'espèce. D'autre part, un homme pourra descendre à 6-7% de masse grasse sans problème, quand une femme en dessous de 12% commencera déjà à présenter des risques.

 

Les risques de l'inactivité chez la femme 

Globalement, ils sont les mêmes que chez les hommes. Risque d'obésité, de fractures, humeur aléatoire et vieillesse prématurée. Cependant les femmes recensent plus de fractures que les hommes, de part leur densité osseuse, moins importante.

Nous le savons, les impacts au sol, permettent l'augmentation de la densité minérale osseuse, préservant ainsi le squelette et protégeant des fractures, notamment celles du col du fémur, fréquentes chez les femmes, ou encore le tassement de vertèbres. Les sportives de course à pied auront donc un squelette plus solide qu'une sédentaire assidue.

L'inactivité entraîne également une baisse de la dépense énergétique, qui peut mener à du surpoids si la nutrition n'est pas adaptée. Sans oublier que le corps est bon dans ce qu'il fait : si on bouge, il sera bon pour bouger, si on ne bouge pas, le corps joint les tissus, et nous pourrons bouger de moins en moins. Bougez, avant qu'il ne soit trop tard !

Enfin la pratique d'une activité sportive régulière libère de la dopamine, neurotransmetteur, qui vous fait vous sentir bien, et qui vous rend accro.

Petit aparté sur les laitages... 

Aujourd'hui nous le savons, les laitages ne favorisent pas la préservation du squelette, étant acides, ils empêchent l'assimilation du calcium. En réalité dans un objectif de santé, il faudra plutôt éviter les laitages, mais ce sera l'objet d'un prochain article.

 

Méthodologie du sport pour les femmes

Il est temps de voir comment faire pour se mettre enfin au sport, et ne plus jamais arrêter. Installer une activité physique dans votre routine pour de bon, et ne plus y revenir.

Pour commencer, choisissez un sport qui vous plait ! N'allez pas faire du fitness parce que vous savez que vous allez brûler des calories et qu'il le faut, car ça ne fonctionnera pas. Pourquoi ? Tout simplement parce-que vous allez vous mettre un coup de pied aux fesses la première semaine, mais si ça ne vous plait pas, vous allez vite déchanter, et vous venger sur le pot de Ben&Jerrys. C'est pourquoi il est crucial de choisir un sport que vous aimez pratiquer. Vous aurez hâte d'arriver à votre séance pour découvrir, apprendre, pratiquer de nouvelles choses, et brûler des calories en vous amusant. Tout se fait par le jeu, la très célèbre phrase "no pain no gain" n'est que blabla, si vous ne vous amusez pas dans ce que vous faites, il n'y aura que souffrance, sans résultat.

Deuxième chose, peu importe le sport que vous aurez choisi, l'intensité et la difficulté des entraînement doit être adaptée à votre niveau, progressive, et remarquable. Si vous débutez dans un club de judo et que vous allez chez les ceintures noires, vous allez vous faire projeter dans tout les sens, et vous ne reviendrez jamais. En revanche, allez dans un groupe de débutant, comme vous, vous sympathiserez avec les autres, et progresserez ensemble. Le passage de ceinture est également un moyen de constater réellement votre évolution. C'est très important car si vous n'avez pas la sensation de progresser, vous ne tiendrez pas très longtemps car vous vous direz surement, "à quoi bon?".

Choisir un sport qui vous plait, progressif, adapté, et exiger des résultats mesurables, ce sont les meilleurs moyens d'installer une activité physique durable dans votre routine.

 

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